LogoLogo

Seillet, Cyril. Influence des oestrogènes sur la biologie des cellules dendritiques

Seillet, Cyril (2011) Influence des oestrogènes sur la biologie des cellules dendritiques.

[img]
Preview
PDF - nécessite un logiciel de visualisation PDF comme GSview, Xpdf or Adobe Acrobat Reader
2821Kb

Résumé en francais

Les données épidémiologiques montrent des différences entre les sexes dans l'immunité. Les femmes ont des réponses immunes plus fortes que les hommes et sont donc moins œsusceptibles aux infections mais, en contrepartie, développent plus fréquemment des maladies auto-immunes, telles que le lupus érythémateux disséminé (LED). De nombreuses données dans la littérature suggèrent que les œstrogènes contribueraient à ce dimorphisme sexuel. Nous avons analysé les effets du 17-oestradiol (E2) sur le développement et les fonctions effectrices des cellules dendritiques (DC). Dans un premier temps, nous avons montré dans un modèle in vitro que l'E2, par l'activation des récepteurs aux œstrogènes (ER), était essentiel à la différenciation et à l'acquisition des fonctions des DC. Nous avons démontré que les DC différenciées en absence d'E2 présentaient un phénotype immature associé un défaut d'activation des lymphocytes T CD4. Nous avons ensuite analysé l'effet de l'E2 sur une autre population de DC, les DC plasmacytoïdes (pDC) dont l'activation et la production d'IFN-I sont impliquées dans le développement de maladies auto-immunes telles que le LED. Il avait été rapporté que les pDC de femmes produisaient plus d'IFN-I en réponse à l'activation des TLR. Nous avons pu montrer que cette différence était attribuable aux œstrogènes. Nous avons démontré chez la souris que, l'ovariectomie conduisait à une diminution de la production de cytokines par les pDC après activation des TLR, alors que le traitement à l'E2 l'amplifiait. Cet effet était dépendant de la signalisation de l'ER dans le compartiment hématopoïétique. Nous avons pu confirmer ces résultats dans une étude clinique. Nos travaux montrent que les œstrogènes sont des modulateurs importants du développement et des fonctions effectrices de différentes populations de DC. Nous avons mis en évidence des effets pro-inflammatoires sur les fonctions des DC, qui pourraient expliquer les différences observées dans l'immunité et l'auto-immunité entre les sexes.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Guéry, Jean-Charles
Gourdy, Pierre
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan (CPTP), UMR 1043
Mots-clés libres :Cellules dendritiques plasmacytoïdes - Récepteurs aux œstrogènes - 17-Béta-oestradiol - Interféron de type 1 - Lupus érythémateux disséminé
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :19 Dec 2011 10:18