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Benard, Alan. Cellules dendritiques et activité immunomodulatrice des opioïdes endogènes

Benard, Alan (2009) Cellules dendritiques et activité immunomodulatrice des opioïdes endogènes.

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Résumé en francais

Le système opioïde endogène est constitué d'une vingtaine de neuropeptides répartis en trois familles : les endorphines, les enképhalines et les dynorphines qui se lient respectivement à trois classes de récepteurs opioïdes : mu, delta, kappa. Les opioïdes, connus principalement pour leur activité analgésique, ont aussi de nombreux effets sur le système immunitaire. Les cellules dendritiques (DC) qui permettent le lien entre l'immunité innée et adaptative, jouent un rôle prépondérant dans l'initiation de la réponse immunitaire spécifique de l'antigène. Les cellules dendritiques capturent les antigènes puis, après maturation, migrent vers les ganglions drainant le site inflammatoire et stimulent les lymphocytes T. La migration des DC vers les organes lymphoïdes secondaires représente donc une étape clé dans l'initiation de la réponse immunitaire. Mon projet avait pour but d'apprécier l'effet des opioïdes endogènes produits au cours de l'inflammation sur la migration des DC. Nous avons montré que le récepteur opioïde d (DOR), faiblement exprimé dans les cellules dendritiques immatures, est surexprimé après leur maturation. L'expression du DOR par les cellules dendritiques matures est responsable de l'activité chimiotactique des opioïdes in vitro et in vivo. La surexpression du DOR étant concomitante à celle de CCR7, récepteur indispensable à la migration des DC matures dans les organes lymphoïdes, nous avons étudié l'interaction fonctionnelle entre ces deux récepteurs. Nos résultats suggèrent que les opioïdes endogènes auraient un effet restreint au site inflammatoire pauvre en ligands de CCR7. Le récepteur MOR, quant à lui, principal médiateur de l'effet immunosuppresseur de la morphine in vivo, n'est pas exprimé par les cellules immunitaires dans les conditions normales. La démonstration que l'expression du récepteur MOR peut être induite par des cytokines, nous a conduit à émettre l'hypothèse que son expression pourrait avoir des conséquences physiopathologiques péjoratives, notamment dans le lymphome. Nos résultats ont montré que le MOR, et l'un de ses ligands, sont retrouvés quasi exclusivement dans le lymphome T cutanée de type Sézary. L'expression du MOR dans les ganglions des patients est associée à la production d'IL-13. L'IL-13 n'induit pas le MOR dans toutes les cellules immunitaires présentes dans le ganglion mais uniquement dans les cellules de Langerhans activées, particulièrement représentées dans les ganglions drainant la peau des patients atteints du syndrome de Sézary. Compte tenu de l'implication du MOR dans les effets immunosuppresseurs des opioïdes, nos résultats suggèrent qu'en agissant sur les cellules de Langerhans matures, ils pourraient participer à l'échappement des cellules de Sézary à la réaction anti-tumorale.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Dietrich, Gilles
Brousset, Pierre
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan (CPTP), INSERM U563
Mots-clés libres :Opioïdes - Cellules Dendritiques - Immunomodulation - Sézary
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :02 Apr 2012 16:30