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Khimoun, Aurélie. Histoire évolutive, contexte spatial et écologique de la divergence de deux sous-espèces d'Antirrhinum majus

Khimoun, Aurélie (2012). Histoire évolutive, contexte spatial et écologique de la divergence de deux sous-espèces d'Antirrhinum majus.

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Résumé en francais

Identifier les mécanismes évolutifs impliqués dans la spéciation, i.e. formation des espèces, est crucial dans une époque de crise de la biodiversité. À ce jour, la classification dichotomique des mécanismes impliqués dans le processus de spéciation (i.e. allopatrie versus sympatrie, écologique versus non-écologique ...) n'intègrent pas l'interaction dynamique qui les régit. Dans cette thèse, nous avons cherché à intégrer au mieux les différentes composantes de la spéciation - isolement spatial, écologique et reproducteur - dans un cadre temporel. Pour cela, nous avons étudié la divergence de deux sous-espèces de plantes à fleurs, Antirrhinum majus pseudomajus et A. m. striatum aux fleurs respectivement rouges et jaunes. Nous avons intégré durant cette thèse des approches d'écologie (modélisation de niche) de génétique des populations (analyses de structuration génétique, inférence basée sur le coalescent, ajustement de clines) à différentes échelles spatiales, de l'aire de distribution globale à une zone hybride localisée, en pensant par le détail des zones de contact. Nos résultats montrent comment les processus historiques et démographiques agissent conjointement sur la distribution actuelle des populations des deux sous espèces d'A. majus. L'ensemble de nos résultats soutient l'hypothèse du rôle adaptatif de la couleur des fleurs dans le maintien de l'isolement à l'échelle de l'espèce. De plus, la divergence de niche que nous avons détectée entre les deux sous-espèces pourrait être à l'origine de leur divergence phénotypique. Dans les zones de contact, nous avons mis en évidence des échanges de gènes récurrents entre sous-espèces associés à des gradients d'expansion géographique dans des directions opposées. L'ensemble de nos résultats soulève l'hypothèse d'un maintien de la parapatrie entre sous-espèces assuré par leur exclusion compétitive dans les zones de contact. En conclusion, la divergence des deux sous-espèces semble résulter de la combinaison dans le temps de processus historiques neutres et démographiques actuels avec des processus sélectifs associés à l'écologie des sous espèces qui modèlent non indépendamment leur diversité.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Burrus, Monique
Andalo, Christophe
Ecole doctorale:Sciences écologiques, vétérinaires, agronomiques et bioingénieries (SEVAB)
laboratoire/Unité de recherche :Laboratoire Evolution et Diversité Biologique, UMR 5174
Mots-clés libres :Pyrénées - Structure génétique - Flux de gènes - Isolement par la distance - Divergence évolutive - Modélisation de niche
Sujets :Sciences de l'environnement
Déposé le :22 Sep 2014 14:55