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Dissard, Romain. Diabète et maladie rénale chronique : caractérisation des effets du syndrome métabolique sur la fonction rénale et apports de la protéomique urinaire

Dissard, Romain (2013). Diabète et maladie rénale chronique : caractérisation des effets du syndrome métabolique sur la fonction rénale et apports de la protéomique urinaire.

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Résumé en francais

Le syndrome métabolique peut provoquer le développement de la maladie rénale chronique chez l'homme. Les souris de fond génétique C57BL/6 sont très utilisées dans la recherche médicale et bien qu'il ait été montré que le syndrome métabolique induit des lésions cardiovasculaires chez ces animaux, un phénotypage rénale en profondeur n'a jamais été effectué. Dans ce travail de thèse, nous avons étudié l'impact du syndrome métabolique sur l'architecture tissulaire et la fonction rénale des souris. Les souris C57BL/6 ont reçu un régime enrichi en graisse (45% de l'énergie provenant des lipides) et en fructose (30 % de fructose dans l'eau de boisson) pendant 8 mois. Le poids corporel, la consommation alimentaire et hydrique, la prise énergétique, le ratio masse grasse / masse maigre, la glycémie ainsi que les lipides sanguins ont été mesurés mensuellement. La fonction rénale a été évaluée par mesure de la clairance de l'inuline et par la mesure de l'albuminurie à 3, 6 et 8 mois. Au terme du protocole d'étude, les reins et le foie ont été prélevés. Les résultats montrent que le syndrome métabolique est induit dès la 4ème semaine de régime HFFD et le diabète de type 2 se développe après 8 semaines. Cependant, une analyse détaillée de la structure et de la fonction rénale a montré que l'atteinte rénale est minime après 8 mois de régime HFFD. Le régime HFFD induit une hyperfiltration glomérulaire modérée (436,4 µL/min vs 289,8 µL/ min; p-value = 0,0418) ainsi qu'un doublement du taux d'albuminurie après 8 mois. Ces modifications biochimiques sont accompagnées d'une nette augmentation de l'inflammation rénale (p-value = 0,0217) mais sans développement de fibrose ou d'expansion de la matrice mésangiale. En outre, l'étude par microscopie électronique n'a pas montré d'altérations glomérulaires telles que l'épaississement de la membrane basale ou l'effacement des podocytes. Enfin, la comparaison des peptidomes urinaires de ces souris avec le peptidome urinaire de patients atteints de néphropathie diabétique suggère également l'absence d'atteinte rénale dans ce modèle du fait de l'absence de peptides signant la pathologie. Cette étude fournit la preuve que l'utilisation d'un régime HFFD sur des souris C57BL/6 ne constitue pas un modèle optimal pour l'étude des effets du syndrome métabolique sur le développement de la maladie rénale chronique.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Schanstra, Joost Peter
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires (I2MC), INSERM UMR 1048
Mots-clés libres :Rein - MRC - Diabète - Syndrome métabolique - Protéomique urinaire
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :22 Aug 2017 11:16