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Salvioni, Anna. Major histocompatibility complex class I presentation and CD8 T cell responses during cerebral toxoplasmosis

Salvioni, Anna (2018). Major histocompatibility complex class I presentation and CD8 T cell responses during cerebral toxoplasmosis.

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Résumé en francais

Les molécules du Complexe Majeur d'Histocompatibilité de classe I (CMH I) contrôlent la plasticité synaptique dans le système nerveux central (SNC) et plusieurs travaux expérimentaux suggèrent des interactions antigène-dépendantes entre des neurones infectés par des virus et les lymphocytes T CD8. Cependant, le rôle de la présentation des antigènes par le CMH I des neurones sur la physiopathologie de l'infection par Toxoplasma gondii (T. gondii) n'a pas encore été clarifié. Après la dissémination aigue sous forme de tachyzoites, T. gondii se convertit en bradyzoites, forme persistante dans les neurones du SNC. Chez les individus immunocompétents, la toxoplasmose latente est associée à des variations des fonctions cognitives ainsi qu'à des pathologies neuropsychiatriques. Les sujets dont le système immunitaire est dysfonctionnel peuvent développer une encéphalite létale causée par T. gondii, qui est caractérisée par une réplication du parasite, une infiltration massive et des agrégats leucocytaires et l'activation des cellules gliales. Les lymphocytes T (LT) CD8 et le CMH I sont des facteurs-clés contrôlant la résistance à l'encéphalite. Utiliser les LT CD8 pour éliminer les kystes chez des sujets à risque est une piste thérapeutique intéressante en raison de l'absence d'approches pharmacologiques ciblant les bradyzoites. A ce jour, les mécanismes et la pertinence fonctionnelle de la présentation des antigènes dérivés de T. gondii par les neurones restent à déterminer, ainsi que la contribution des différents stades parasitaires au contrôle de l'infection. L'utilisation de nouveaux parasites exprimant un antigène immunodominant uniquement au stade tachyzoite a permis de montrer que la reconnaissance par les LT CD8 d'antigènes issus des tachyzoites est suffisante pour une protection efficace contre l'encéphalite. La comparaison entre deux situations de toxoplasmose chronique conduisant ou non à une encéphalite et des mesures de présentation antigénique par des cultures des neurones primaires infectées par T. gondii suggèrent que la susceptibilité à l'encéphalite est liée à une présentation sous-optimale d'antigènes de tachyzoites par les neurones. Nous avons aussi décrit un modèle de souris qui permet une délétion conditionnelle de l'allèle du CMH I responsable de la résistance à l'encéphalite (H-2L?). L'absence de présentation par les neurones n'a pas d'impact ni sur la dissémination du parasite en phase aigüe ni sur l'infiltration de T CD8 dans les cerveaux infectés. Cependant, elle conduit à une forte augmentation de la charge parasitaire dans le cerveau. Pour conclure, nos données indiquent que la présentation d'antigènes issus des tachyzoites par le CMH I des neurones du SNC joue un rôle majeur dans l'équilibre entre développement de l'encéphalite et toxoplasmose latente. Ces travaux mettent en évidence des facteurs déterminants pour la reconnaissance et le contrôle du parasite neurotropique T. gondii par les LT CD8.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Blanchard, Nicolas
Robey, Ellen
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan (CPTP), UMR 1043
Mots-clés libres :Présentation antigénique - Parasite intracellulaire - Cellules présentatrices d'antigènes - Toxoplasmose chronique
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :27 Mar 2019 10:01