LogoLogo

Artis, François. Spectroscopie diélectrique hyperfréquence pour l'analyse cellulaire : pertinence pour l'évaluation de l'efficacité d'agents anti-cancéreux

Artis, François (2014). Spectroscopie diélectrique hyperfréquence pour l'analyse cellulaire : pertinence pour l'évaluation de l'efficacité d'agents anti-cancéreux.

[img]PDF (L'auteur ne souhaite pas la mise en ligne de sa thèse. L'exemplaire papier peut être consulté à la BU Sciences de Toulouse) - nécessite un logiciel de visualisation PDF comme GSview, Xpdf or Adobe Acrobat Reader
348Kb

Résumé en francais

Les techniques optiques dédiées à l'analyse de cellules entières classiquement utilisées dans les laboratoires de biologie cellulaire (microscopie, cytométrie en flux), nécessitent généralement un large éventail de fluorochromes et marqueurs spécifiques afin de cibler des composés ou des fonctions cellulaires. La grande puissance informative de ces techniques optiques conventionnelles exige une ou plusieurs étapes de marquage souvent précédées d'une fixation et d'une perméabilisation de l'échantillon cellulaire. Les marquages nécessaires requièrent donc une méthodologie lourde à mettre en œuvre, ils sont complexes, souvent coûteux et systématiquement chronophages. De plus, après avoir été marquées, les cellules sont la plupart du temps altérées et leur suivi au cours du temps est alors difficile. Dans ce contexte, la spectroscopie diélectrique hyperfréquence se positionne comme une méthode pertinente ne nécessitant aucune molécule exogène pour analyser les cellules, pouvant ainsi répondre au besoin de suivre des processus biologiques au cours du temps. En effet, cette méthode exploite l'interaction champ électromagnétique/matériel biologique avec l'extraction de la permittivité relative obtenue de l'échantillon biologique d'intérêt en fonction de la fréquence du champ appliqué. De plus, les mesures sont réalisées directement dans le milieu de culture des cellules permettant des analyses sur des temps longs sans altérer l'intégrité cellulaire. Le travail mené au cours de cette thèse se situe donc à l'interface entre trois vastes domaines scientifiques que sont la biologie cellulaire, l'électronique hyperfréquence et les micro-technologies. Ce travail a nécessité une succession d'étapes de mises au point, suivant un cheminement à complexité croissante, conduisant finalement à l'obtention de signatures hyperfréquences cellulaires spécifiques. Les résultats de suivi de la mort apoptotique de cellules de lymphome B (DOHH2) induite par des agents anti-cancéreux montrent que la technique permet de distinguer des évènements à des temps plus précoces qu'avec la cytométrie en flux. La spectroscopie diélectrique hyperfréquence présente donc des capacités de détection inédites par rapport aux techniques classiques de la biologie cellulaire. Actuellement utilisée sur des lignées de lymphome B, la technique offre de nombreuses applications potentielles sur cellules de patient et on peut imaginer son intérêt pour l'évaluation de l'efficacité de diverses drogues, avec l'objectif à plus long terme de mieux adapter les thérapies anti-cancéreuses aux patients.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Grenier, Katia
Poupot, Mary
Ecole doctorale:Génie électrique, électronique, télécommunications (GEET)
laboratoire/Unité de recherche :Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes (LAAS) - CNRS ; Centre de Recherche en Cancérologie de Toulouse (CRCT), UMR 1037
Mots-clés libres :Spectroscopie diélectrique hyperfréquence - Biocapteur microfluidique - Lymphomes B - Cytotoxicité
Sujets :Electricite, électronique, automatique
Déposé le :13 Mar 2020 11:23