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Benezech, Claire. Développement et étude de systèmes d'interactions tripartites, légumineuses-rhizobia-pathogènes

Benezech, Claire (2019). Développement et étude de systèmes d'interactions tripartites, légumineuses-rhizobia-pathogènes.

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Résumé en francais

L'azote est un élément essentiel au développement des êtres vivants. Bien qu'il soit présent en grande quantité dans l'air, sous la forme de diazote, il n'est pas directement assimilable par la plupart des êtres vivants. Les légumineuses, par exemple, n'ont pas la capacité de l'assimiler sous cette forme. Cependant, dans un environnement carencé en azote, les plantes sont capables d'interagir avec des bactéries du sol, les rhizobia, qui sont des microorganismes fixateur d'azote atmosphérique grâce à un complexe enzymatique, la nitrogénase. En effet, ces bactéries vont réduire le diazote en ammonium, qui est assimilable par la plante. Les plantes hébergent ces bactéries dans des organes particuliers au niveau de leurs racines, les nodosités, où elles vont leurs fournir des nutriments. La plante tolère au sein de ses propres cellules une quantité importante d'organismes étrangers, environ un milliard par nodosité. La colonisation bactérienne massive des nodosités est permise grâce à la suppression des réponses immunes de la plante. Les racines sont en contact avec l'abondante flore microbienne du sol, ce qui soulève la question des conséquences liées à la potentielle vulnérabilité des organes symbiotiques ainsi que les plantes nodulées. L'objectif du projet de thèse était d'évaluer la vulnérabilité des organes symbiotiques. Pour cela, nous avons mis en place deux systèmes tripartites impliquant la légumineuse-modèle, Medicago truncatula, son symbionte, Sinorhizobium medicae et séparément deux microorganismes phytopathogènes, une bactérie Ralstonia solancearum et un champignon Sclerotinia sclerotiorum. Nous avons aussi caractérisé les réponses des nodosités face à ces deux pathogènes et cela en prenant les racines comme référence. Enfin, nous avons estimé l'influence de la nodulation et de la fixation d'azote sur la vulnérabilité des plantes face à l'agent pathogène bactérien. Les travaux effectués durant les trois ans de thèse indiquent que les nodosités sont des sites d'infection pour les agents pathogènes et qu'elles sont capables de répondre à la présence de pathogènes, néanmoins de manière différente et plus faiblement que les racines. Les résultats obtenus en utilisant l'un de nos systèmes tripartites suggèrent que la nodulation et la fixation d'azote peuvent conférer une plus grande sensibilité face aux agents pathogènes.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Gourion, Benjamin
Ecole doctorale:Sciences écologiques, vétérinaires, agronomiques et bioingénieries (SEVAB)
laboratoire/Unité de recherche :Laboratoire des Interactions Plantes-Microorganismes (LIPM), UMR 2594
Mots-clés libres :Immunité des plantes - Nodosités - Pathogènes - Interaction tripartite
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :03 Dec 2020 13:20