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Castaing, Jean-Philippe. La ségrégation du plasmide F d'Escherichia coli : étude du rôle de la fixation de l'ATPase Sopa à l'ADN

Castaing, Jean-Philippe (2009). La ségrégation du plasmide F d'Escherichia coli : étude du rôle de la fixation de l'ATPase Sopa à l'ADN.

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Résumé en francais

La ségrégation de l'ADN, appelée partition chez les procaryotes, permet à tout organisme de transmettre son patrimoine génétique au cours des générations. Il existe des systèmes actifs de partition présents sur la majorité des plasmides et des chromosomes bactériens. Ces systèmes sont essentiels pour la ségrégation active des plasmides à bas nombre de copies tel que le plasmide F d'Escherichia coli, étudié au sein de notre équipe. Son système de partition, appelé sop, est composé de deux gènes, sopA et sopB et d'une séquence centromérique sopC. SopB se fixe à sopC pour former le complexe de partition, reconnu par l'ATPase SopA. SopA polymérise en présence d'ATP. Ce comportement pourrait être le " moteur " de la ségrégation des réplicons. Les travaux de notre équipe ont démontré que SopA se fixe de manière ATP-dépendante à l'ADN non spécifique. Cette fixation inhibe la polymérisation de SopA. SopB, de par sa capacité à se fixer à l'ADN non spécifique, contrebalance ainsi cette inhibition. Nous proposons un modèle dans lequel la polymérisation de SopA serait régulée dans la cellule par l'ADN du nucléoïde. En présence du plasmide, SopB, présent à forte concentration autour du complexe de partition, masquerait l'ADN, créant un environnement dans lequel SopA initierait sa polymérisation. Cette régulation de la dynamique de SopA serait nécessaire au processus de partition. Afin d'étayer notre modèle, nous avons recherché un domaine d'interaction à l'ADN dans SopA. Nous avons identifié un mutant ayant perdu sa fixation ATP-dépendante à l'ADN. Seules les activités de SopA dépendante de cette reconnaissance de l'ADN ont été affectées : l'inhibition de la polymérisation, la stimulation de l'activité ATPase basale et la localisation intracellulaire. Cette mutation entraîne aussi une perte majeure de stabilité du plasmide F correspondant. Ceci confirme l'implication de l'ADN du nucléoïde dans la régulation du comportement dynamique de SopA nécessaire à la partition du plasmide F

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Bouet, Jean-Yves
Lane, David
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Laboratoire de Microbiologie et Génétique Moléculaires (LMGM), UMR 5100
Mots-clés libres :Plasmide - Partition - ATPase - Polymérisation - ADN
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :18 Dec 2009 15:00