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El Costa, Hicham. Cellules NK utérines humaines du 1er trimestre de gestation : fonctions effectrices et leur régulation

El Costa, Hicham (2009) Cellules NK utérines humaines du 1er trimestre de gestation : fonctions effectrices et leur régulation.

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Résumé en francais

Les cellules Natural killer (NK) humaines sont massivement recrutées au site d'implantation embryonnaire et constituent la population dominante de cellules immunitaires d'origine maternelle dans l'utérus en début de gestation. Elles possèdent un potentiel cytotoxique limité et parfaitement contrôlé (contrairement aux cellules NK du sang périphérique) évitant ainsi toute menace pour le fœtus. Le but de notre travail a été d'étudier les mécanismes moléculaires qui contrôlent la fonction cytotoxique des cellules NK utérines en début de gestation. Nous avons tout d'abord caractérisé le phénotype des cellules NK utérines au niveau de la decidua basalis (dNK) de 1er trimestre de gestation. Contrairement aux cellules NK du sang périphérique (PB-NK), les cellules dNK expriment un répertoire de récepteurs activateurs et inhibiteurs unique et très conservé chez tous les individus. Nous avons ensuite étudié l'implication de différents récepteurs activateurs et inhibiteurs dans la régulation des fonctions effectrices des cellules dNK. Nous avons ainsi mis en évidence que le potentiel cytotoxique des cellules dNK était médié par l'engagement spécifique du récepteur activateur NKp46, et à un niveau moins élevé, des récepteurs activateurs NKG2C et CD2 alors que le récepteur NKp30 n'est pas impliqué. Ce potentiel cytotoxique est contrôlé négativement par le co-engagement du récepteur inhibiteur NKG2A dont le ligand physiologique est HLA-E (exprimé par le trophoblaste d'origine fœtale). Nous avons également décelé un fort potentiel de sécrétion de cytokines/chimiokines des cellules dNK (IFN-gamma, TNF-a, MIP-1a, MIP-1ß, GM-CSF) lorsque le récepteur activateur NKp30 est engagé, alors que l'engagement du récepteur NKp46 est sans effet. Le potentiel cytotoxique des cellules dNK, régulé négativement dans les grossesses normales, pourrait échapper à ce contrôle négatif lors d'infections virales utérines. Les cellules utérines infectées seraient alors spécifiquement reconnues et lysées par les cellules dNK, évitant ainsi toute transmission materno-fœtale du virus. Nous avons choisi un modèle d'infection par le cytomégalovirus humain (hCMV) pour vérifier cette hypothèse. Nous avons démontré que les cellules dNK en contact avec des fibroblastes (MRC5) infectés par le hCMV sont capables de proliférer, de polariser leur granules lytiques au point de contact avec les cellules cibles et de lyser ces dernières.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Le Bouteiller, Philippe
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan (CPTP), INSERM U563
Mots-clés libres :Natural killer (NK) du sang périphérique - Natural killer utérines - Grossesse - Cytotoxicité - Cytomégalovirus - Decidua basalis - Cytokines
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :19 Apr 2010 17:42