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Duteyrat, Jean-Luc. Etude ultrastructurale de la morphogenèse du virus myxomateux : relation avec son pouvoir infectieux

Duteyrat, Jean-Luc (2010). Etude ultrastructurale de la morphogenèse du virus myxomateux : relation avec son pouvoir infectieux.

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Résumé en francais

Le virus myxomateux (MYXV) est un Leporipoxvirus (famille des Poxviridae) responsable de la myxomatose, une maladie infectieuse causant des pertes sévères dans les populations de lapins européens. Outre le fait que peu de choses sont connues sur le cycle du virus myxomateux, par rapport à la somme de connaissances dont on dispose sur celui du virus de la vaccine (prototype de la famille), un autre intérêt de l'étude de ce virus réside dans la compréhension de son spectre d'hôte particulièrement restreint. Nous avons choisi d'étudier le MYXV par une approche morphologique, car il existe une relation étroite entre sa constitution propre et son pouvoir infectieux. On retrouve les principales formes infectieuses ou intermédiaires déjà décrites chez la vaccine. Ceci fût l'objet d'une première étude qui nous a permis de caractériser ses différentes formes virales (Extracellular Enveloped Virus, Intracellular Mature Virus, Cell-associated Enveloped Virus, Intracellular Enveloped Virus, Intracellular Virus, Croissants viraux, viroplasmes), ainsi que de déterminer la durée du cycle viral sur la base de l'analyse de cultures cellulaires infectées. L'approche ultrastructurale de l'étude de la morphogenèse est intéressante à plusieurs titres. Non seulement elle permet de visualiser directement les évènements se succédant lors de l'infection, depuis la pénétration du virus dans la cellule jusqu'à sa libération, mais également, elle permet de mettre en évidence la relation étroite qui existe entre la morphologie des deux formes infectieuses (IMV et EEV), et leur capacité d'infection. Ceci a fait l'objet d'études qui ont permis la distinction et la caractérisation efficaces des formes IMV et EEV sur un plan morphologique ainsi qu'immunologique (par l'utilisation de techniques d'immunocytochimie), et la caractérisation de leur pouvoir infectieux qui est le reflet de leur constitution (forme simplement ou doublement enveloppée). De plus, lors de l'étude des interactions tardives au cours du cycle viral il a été observé des phénomènes de dissémination de cellule à cellule, qui semblent identiques à ceux observés chez le virus de la vaccine, et dépendant, vraisemblablement, du cytosquelette. Ceci fût l'objet d'une autre investigation prenant appui non seulement sur les méthodes de microscopie électronique à transmission et à balayage mais également en microscopie confocale. De façon plus marquante il a été mis en évidence un phénomène de dissémination rarement décris dans la littérature et faisant intervenir un type de structures que nous avons nommé corridors cytoplasmiques. Une autre partie de cette étude a été consacrée aux phénomènes qui concernent les restrictions tissulaires et d'hôtes. Après avoir identifié les cellules permissives et les non permissives, nous avons essayé de comprendre pourquoi un type cellulaire permet la réalisation d'un cycle infectieux normal (lytique) alors que pour un autre, la morphogenèse est soit inéxistante (pas de pénétration, ou pénétration sans cycle viral), soit bloquée à un stade qu'il a été intéressant de déterminer par une approche ultrastructurale.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Bertagnoli, Stéphane
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Interaction Hôtes Agent Pathogène (IHAP), UMR 1225 INRA-ENVT
Mots-clés libres :Poxvirus - Virus myxomateux - Cycle viral - Morphogenèse - Microscopie électronique
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :05 Jul 2010 12:22