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Tavassoli, Neda. Nouvelles méthodes de mesure du risque médicamenteux en pharmacovigilance

Tavassoli, Neda (2010). Nouvelles méthodes de mesure du risque médicamenteux en pharmacovigilance.

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Résumé en francais

Ce travail de thèse a pour objectif d'utiliser et de développer de nouvelles méthodes en pharmacovigilance pour étudier et mesurer le risque médicamenteux. Nous pouvons classer les travaux réalisés dans le cadre de cette thèse en 2 catégories : 1) Exploitations innovantes de la Base Nationale de PharmacoVigilance (BNPV), 2) Développement de nouvelles méthodes de détection des effets indésirables (EIs) en milieu hospitalier. Dans un premier temps, nous avons exploité la BNPV dans le but d'identifier les cas d'interactions médicamenteuses des anticholinestérasiques parmi les notifications spontanées enregistrées dans cette base et de définir la responsabilité de ces interactions médicamenteuses dans la survenue des EIs. Ce travail a montré qu'un tiers des notifications spontanées enregistrées dans la BNPV impliquant un anticholinestérasique contenait au moins une interaction médicamenteuse. Parmi elles, un tiers des interactions étaient la cause des EIs fréquemment " graves ". Dans un deuxième temps, nous avons comparé le taux de notification des EIs au système français de PV et enregistrées dans la BNPV avec les trois analgésiques du pallier II (dextropropoxyphène, tramadol et codéine) en association avec le paracétamol, pour identifier l'association qui entraîne le moins d'EIs. Ce travail a montré que le taux de notifications spontanées et la "gravité" des EIs étaient les plus élevés avec tramadol+paracétamol et les moins élevés avec codéine+paracétamol. Pour la deuxième partie du travail de thèse, nous avons d'abord réalisé un travail, à partir des signaux générés par des laboratoires d'hématologie, pour identifier des cas d'agranulocytoses médicamenteuses et estimer son incidence au CHU de Toulouse et au CHU de Pampelune (Espagne). Ce travail a montré un taux d'incidence deux fois plus élevé en Espagne qu'en France ainsi qu'un taux très élevé de sous-notification de cet EI rare mais " grave " au système de pharmacovigilance. Malgré le développement de différentes méthodes en pharmacovigilance pour identifier les EIs, il y a toujours un doute sur l'exhaustivité des bases de données. Aucune des sources utilisées (la notification spontanée ou les bases de données médicales informatisées) pour estimer l'incidence des EIs ne sont pas exhaustives. Au final, nous avons donc décidé d'appliquer la méthode "capture-recapture ", à partir de quatre sources, pour la première fois dans le domaine de pharmacovigilance, afin de comparer la performance et l'exhaustivité de chacune des sources disponibles pour estimer l'incidence des atteintes hépatiques médicamenteuses au CHU de Toulouse. Les résultats de ce travail nous ont permis d'estimer l'incidence des atteintes hépatiques médicamenteuses avec la précision et d'identifier les sources d'information les plus performantes et les plus exhaustives.

Sous la direction du :
Directeur de thèse
Lapeyre-Mestre, Marise
Ecole doctorale:Biologie, santé, biotechnologies (BSB)
laboratoire/Unité de recherche :Unité de Pharmacoépidémiologie Evaluation de l'exposition et du risque médicamenteux, EA 3696
Mots-clés libres :Pharmacovigilance - Pharmacoépidémiologie - Effet indésirable - Risque médicamenteux - Interaction médicamenteuse - Capture-recapture
Sujets :Sciences du vivant
Déposé le :01 Dec 2010 13:26